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« Heureux les pauvres! Quel malheur pour vous, les riches! » Luc (6, 17, 20-26)

 

 

 

 

Wolu Réfugiés – A votre bon coeur
Chemin de Pierre- Concert, 30 mars 2019
Chemins de Parole – 19 février 2019

 

Edito: Le temps qui passe

 Depuis le baptême de Jésus, la Liturgie est entrée dans ce que l’Église appelle le « temps ordinaire ». Qui n’a d’ordinaire que le nom. Qu’y a-t-il d’ordinaire dans la vie d’un enfant de Dieu ?

Dans un monde où les médias ont tendance à ne parler que des événements extraordinaires, le temps ordinaire liturgique court le risque d’être perçu et vécu comme un temps quelconque, banal. Temps qui après l’effervescence des fêtes, nous replongerait  dans la routine et la tiédeur.  Le missel  latin le nomme « Tempus per Annum » : temps qui court au fil de l’année. Il court certes, mais loin de nous emporter, il nous remet en marche. Jalonné de quelques fêtes et  solennités, il  nous offre dimanche après dimanche, autant d’occasions de dire, célébrer, prier la joie de se savoir enfants de Dieu.  Temps qui nous invite à être sans cesse en éveil pour déceler les «  traces » de Dieu dans l’ordinaire de nos vies. Appelé aussi « temps de l’Église », il pourrait être pour nos communautés un moment idéal pour approfondir notre manière de vivre la liturgie et plus particulièrement l’Eucharistie (la messe).

L’Église enseigne que l’Eucharistie est la source et le sommet de la vie et de la mission de l’Église. C’est d’autant plus vrai que si l’Eucharistie n’était plus célébrée, les communautés chrétiennes finiraient par ressembler à des clubs, des simples ONG. Et donc ce ne serait pas superflu que de trouver et d’approfondir, chacun pour son compte, les raisons qu’il a de vivre et de célébrer l’Eucharistie quotidienne ou dominicale.

Père Ildephonse N’DIMINA