Editorial

 

Edito

Le signe du mercredi des Cendres, les cendres grises nous évoquent la fragilité de notre existence. Elles nous rappellent que notre vie sur terre n’est qu’un passage. Le premier jour du Carême est notre fête, le dernier est celui du Christ mis au tombeau. Pendant ces quarante jours de préparation à Pâques nous sommes en marche vers la parfaite innocence du Seigneur, par la prière, le partage et le jeûne. La couleur liturgique du Carême, ce temps de conversion, est le violet.

Quand je prépare cet édito, il neige à Bruxelles. J’admire la beauté des jardins et des maisons enneigés. Et je me demande pourquoi on ne parle pas d’un Carême blanc. C’est la couleur de Dieu. De la pureté, de la lumière et de la liberté. Elle est la couleur des baptisés qui au baptême portent toujours un vêtement blanc. Elle pourrait être aussi celle de la conversion qui n’est pas qu’un simple regret, un remords, un sentiment de culpabilité. Elle est un retournement du cœur et de l’esprit, que l’homme décide de faire, pour répondre à la parole de Dieu qu’il a entendue et qui l’a transformé. Elle ne nous détache pas de ce monde, ni du temps, ni des joies, ni des souffrances. Elle est infiniment simple, et par conséquent très difficile parce qu’elle exige un changement radical. Comme Platon a déclaré : l’âme n’a pas les yeux pour regarder vers la lumière, elle doit totalement se tourner vers la lumière de la vérité.

Que notre Carême soit vraiment un temps de conversion !

Père Istvan Havas – Unité pastorale de la Woluwe – Carême 2019