Editorial juin

A quoi pourrais-je comparer la Pentecôte ?

Comme c’est la saison des BBQ, je pense naturellement à cette image. La Pentecôte, c’est un peu comme un BBQ qu’on n’arrive pas à démarrer et sur lequel il faut souffler dessus pour que le feu prenne et que les braises se forment.

pentecote

De son vivant, Jésus a dit à ses disciples : « Je suis venu apporter un feu sur la terre et comme j’aimerais qu’il soit déjà allumé ». Ce feu s’est allumé le jour de sa mort et de sa résurrection et il se répandra à partir de la Pentecôte, c’est le feu de l’Esprit Saint, le feu de l’amour, de celui qui a donné sa vie par amour pour les siens. Si les flammes sont nécessaires au début pour allumer le feu, les braises le sont également pour cuire la nourriture sans la brûler. Il faut les deux, les flammes et les braises.

Je crois qu’aujourd’hui, en Occident, l’Eglise vit le temps des braises. Il manque de prophètes, des hommes et femmes à la langue de feu. Mais est-ce que nous les accueillons ? Ce n’est pas toujours le cas. Le feu fait peur, il brûle, souvent nous avons peurs de nous enflammer. Quoiqu’il en soit, laissons l’Esprit Saint agir dans notre monde.

L’ES souffle où il veut, tu ne sais ni d’où il vient ni où il va, mais tu entends sa voix. Ainsi en est-il de celui qui naît de l’Esprit Saint. Le Seigneur est en train de renouveler son Eglise et de préparer un peuple nouveau. Ouvrons nous aussi notre cœur à l’Esprit Saint, qu’il vienne entretenir nos braises, qu’il vienne enflammer ceux qu’il aura choisi pour cette mission.

Abbé Guy Van Den Eeckhaut